Article de monsieur Alain FINKIELKRAUT publié le 28 novembre dans le magazine « Causeur »
BIGEARD aux Invalides
Général, nous voilà.
Le général BIGEARD avait exprimé une volonté : que ses cendres fussent, à sa mort, répandues audessus de Diên Biên Phu.
Le...
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Article de monsieur Alain FINKIELKRAUT publié le 28 novembre dans le magazine « Causeur »
BIGEARD aux Invalides
Général, nous voilà.
Le général BIGEARD avait exprimé une volonté : que ses cendres fussent, à sa mort, répandues audessus de Diên Biên Phu.
Le Vietnam, dont les autorités ont toujours été aussi humaines que les
gars du 25ème
RIC étaient maniérés, a refusé.
La France a donc choisi de porter la dépouille de celui
que DE GAULLE appelle dans ses Mémoires « l’héroïque Bigeard » aux Invalides.
Quand on sait que
le Général était peu enclin à complimenter à tout bout de champ et qu’il cultivait une secrète
aversion envers les militaires, il n’y a plus qu’à se taire.
Respect.
Fermez le ban !
L’Hôtel national des Invalides fait partie de ce que Fernand BRAUDEL appelle les « permanences
françaises ».
Passent les ans, les modes et les régimes : au bord de la Seine, les Invalides recueillent
nos grands soldats depuis Louis XIV.
On les y soigne, on y remplace leurs membres déchiqu
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