Grands penseurs en éducation- Clarence Edward Beeby
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painchar
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXVIII, n° 2, juin 1998,
p.
363-379.
©UNESCO : Bureau international...
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Le texte suivant est tiré de Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée
(Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol.
XXVIII, n° 2, juin 1998,
p.
363-379.
©UNESCO : Bureau international d’éducation, 2000
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CLARENCE EDWARD BEEBY
(1902-1998)
W.
L.
Renwick
1
Clarence Edward Beeby — Beeb pour ses amis et collègues — est né en juin 1902 à Leeds,
dans le comté du Yorkshire, au Royaume-Uni, et a émigré avec sa famille à Christchurch
(Nouvelle-Zélande) à l’âge de 4 ans.
Devenu l’un des grands Néo-Zélandais du XX
e
siècle, il
est toujours resté conscient de ce que lui avait légué le Yorkshire.
Il établissait d’ailleurs un
lien entre cette région et certaines des qualités personnelles dont il a fait preuve tout au long de
sa carrière, à savoir une capacité de travailler à un rythme soutenu, une détermination et un
esprit de compétition alliés à un sens pratique, ainsi qu’une confiance en soi qui se traduisait
notamment par une certitude absolue en la justesse de ses opinions et de ses décisions.
Influences formatrices
Les aptitudes scolaires de Clarence Beeby, que sa petite taille et son faible gabarit poussaient
peu vers les sports d’équipe, de manifestèrent rapidement.
Il fut l’un des meilleurs élèves du
collège d’enseignement général de garçons de Christchurch, obtint une maîtrise en philosophie
avec mention très bien au collège universitaire de Canterbury en 1923 et reçut l’une des très
rares bourses qui étaient alors attribuées à des étudiants néo-zélandais pour qu’ils poursuivent
des études de troisième cycle à l’étranger.
Ses centres d’intérêt étaient surtout d’ordre
intellectuel : il aimait la confrontation d’idées, le théâtre et les discussions sérieuses sur le but
de l’existence, le tout étant émaillé de frasques d’étudiant destinées à le faire remarquer.
Le fait
qu’il devint à l’âge de seize ou dix-sept ans prédicateur laïc méthodiste témoigne notamment
de sa précocité.
Clarence Beeby souhaitait devenir juriste lorsqu’il entrepris ses études universitaires,
mais il changea d’orientation et se tourna vers la pédagogie sous l’influence de James Shelley
qui, professeur chargé d’un cours d’introduction à la pédagogie, avait récemment fait irruption
sur la scène de Canterbury.
De nationalité anglaise et protégé de J.
J.
Findlay à l’Université de
Manchester, Shelley devint l’incarnation locale de l’homme de la Renaissance, tant par
l’ampleur qu’il donnait à son sujet que par l’étendue de ses intérêts culturels.
Il présentait
l’éducation comme une expérience humaine permanente s’inscrivant dans tous les cadres
sociaux et institutionnels et offrant à chacun des possibilités multiples d’enrichir sa vie en
découvrant en soi des dons et en les développant.
Fascinés par son enseignement, ses étudiants
se sentaient investis de la mission de contribuer à l’épanouissement personnel des enfants et
des adolescents, et partant au progrès social et culturel des Néo-Zélandais.
Sous sa direction,
un certain nombre d’étudiants, dont Clarence Beeby, furent à l’origine d’importantes initiatives
pédagogiques dans la ville et dans la province, et ce dernier joua ultérieurement un rôle majeur
en transformant ces initiatives provinciales en politiques nationales.
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